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L’histoire

300 ans d'histoire

Après les étoffes et les grains, voici les roses et un paysage enchanteur.

Une ancienne teinturerie

Le 3 février 1707, Nicolas Girardot obtint le droit et la faculté de bâtir une teinturerie avec un piston à fouler sur le ruisseau de Courbenage, accordés par le Seigneur de Granges-le-Bourg sur une surface de 12 ares avec un droit d’entrée de 3 louis d’or et un fermage annuel de 15 francs.
Equipée d’un four, la teinturerie s’étend en 1748 sur 50 ares. Mais c’est seulement en 1756 que le bâtiment construit sur le ruisseau prend le nom de La Mangue en référence à une machine servant aux teinturiers : la calandre appelée plus communément La Mangue. Cette machine formée de cylindres, de rouleaux et de platines en fonte servait à lisser et à lustrer les étoffes. Le bâtiment est alors équipé de trois chaudières en cuivre rouge pour la teinture, de cuves de lavage et d’un matériel complet de menuiserie pour l’entretien de la roue et de son arbre qui actionnent le piston à fouler.
Après 1750, l’activité de la teinturerie diminue progressivement puis disparaît. En 1803, Jean-Nicolas Girardot y exerce l’activité de meunier. Son fils Jean-Baptiste Girardot lui succède. Il aura 4 filles et 6 garçons. Le « Moulin de la Mangue » dit Moulin Girardot fonctionnera alors normalement jusqu’à la première guerre mondiale avec des meules pour moudre le grain dont certaines plus anciennes ont été placées le long du chemin de l’étang. Face au moulin, une grange avec des greniers à foin est construite en 1834. Elle sert d’écurie puis d’étable pour une vache et des cochons. Un puit attenant est creusé. La façade est en pierre de taille en grès rose et jaune de la carrière de Vellechevreux. A l’arrière les murs sont en pierre calcaire car le moulin est à la jonction du grès rose des Vosges et du calcaire de Secenans.

Une nouvelle histoire

Ensuite plusieurs familles se succèdent : la famille Stemmelen, dont l’homme était le maire de Secenans puis en 1996 la famille Grandjean qui creusa deux étangs. Les propriétaires suivants, la famille Canovas, reboucheront un des deux étangs puis aménageront pour leur fille un paddock à chevaux.
En 2014, Marie-Christine et François Deniau rachètent l’ensemble du domaine pour y bâtir ce qu’est Le Moulin de la Mangue aujourd’hui. Deux années de rénovation furent nécessaires pour réaménager l’étang sur le thème des jardins d’orient, transformer le paddock en une somptueuse roseraie, rénover la grange et le moulin. La famille Deniau remercie Antoine Defêche, le paysagiste du domaine et les artisans amoureux de leur métier qui ont permis au Moulin de la Mangue de faire peau neuve. Avec des matériaux naturels, des plantations d’arbres, d’arbustes et de fleurs ainsi que des enrochements en grès rose, La Mangue vous raconte une nouvelle histoire !
Après les étoffes et les grains, voici les roses et un paysage enchanteur.

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